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Projections du taux de croissance en RDC

À l’issue de la dernière réunion du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale du Congo (BCC) tenue le 30 décembre 2021, il s’est dégagé que l’institut d’émission projette de baisser son taux directeur de 8,5% actuellement à 7,5% au courant de l’année 2022. Selon certaines analyses des experts du Comité de Politique Monétaire, cette projection est motivée par les bonnes perspectives de l’économie au cours de la nouvelle année 2022, avec une croissance projetée à 6,4%, une inflation annuelle autour de 5,0% et la poursuite de la relative stabilité de la monnaie nationale.

Somme toute, la réalisation de ces résultats nécessitera la mise en œuvre rigoureuse des politiques économiques saines initiées en 2021, particulièrement le respect du Pacte de Stabilité entre la BCC et le Ministère des Finances, le maintien d’un cadre solide de coordination des politiques monétaires et budgétaire, et l’exécution minutieuse des réformes macroéconomiques et structurelles destinées à mettre l’économie sur la voie d’une croissance forte, durable, inclusive et diversifiée.

Au sujet des cours des principaux produits miniers dont la RDC est un important exportateur, il a été constaté durant le quatrième trimestre 2021 que ces derniers ont été à la hausse. Le cuivre s’est échangé au prix de 9 710 USD la tonne à la fin du mois de décembre 2021, soit 5,25% plus élevé que celui enregistré à la fin du trimestre précèdent. Le cobalt s’est lui échangé à 30,15 USD la livre à la fin du quatrième trimestre 2021 contre 23,75 USD la livre à la fin du trimestre précédent, soit une hausse de près de 26,9%.

 Toujours dans l’optique des produits de base, le prix du baril de pétrole au niveau mondial ne cesse de grimper depuis le début de l’année 2022 et a atteint un niveau record depuis plus de 7 ans. Le prix du baril est passé de 20 USD en janvier 2020 à 55 USD en 2021, et se situe actuellement à 90 USD. Cette hausse du prix du baril de pétrole est due à plusieurs facteurs dont notamment les interruptions de la production et les tensions géopolitiques dans certains coins du monde.

Le prix du carburant à la pompe a connu une flambée spectaculaire dans plusieurs pays, conduisant les gouvernements de ces pays à prendre des mesures qui s’imposent en vue d’atténuer ce choc auprès des consommateurs. Suivant cette logique, le gouvernement de la RDC, par l’entremise du Ministre de l’économie, a revu à la hausse le prix du carburant à la pompe. Une augmentation a été enregistrée au niveau de la zone Ouest, Est et Sud sur les trois produits (essence, gasoil et pétrole). Les ajustements du prix ont été justifiés par (i) l’augmentation des prix moyens frontières commerciaux (PMFC) ; (ii) la baisse du volume de carburant à mettre en consommation ; et (iii) la dépréciation du taux de change.

La hausse du prix de carburants est une réponse positive à la pression des pétroliers qui exigeaient depuis longtemps l’effectivité de la hausse prix à la pompe. Toutefois, la question sur les manques à gagner de sociétés pétrolières reste cruciale au niveau du gouvernement qui emploie différents mécanismes afin de les couvrir. La hausse de prix du carburant à la pompe correspond à un des mécanismes auxquels le gouvernement a utilisé pour couvrir les manques à gagner de sociétés pétrolières. Dans cette logique, il se pourrait que les prix de carburants à la pompe puissent augmenter progressivement après une période donnée. Par ailleurs, la lecture de la structure de prix révèle que le stock stratégique n’a pas été ponctionné, mais plutôt les frais pour FONER ont sensiblement été réduits. La question qui va continuer de diviser les sociétés pétrolières et le gouvernement demeure la prise en charge dans la zone de l’Ouest des frais de Lerexcom Petroleum et les charges additionnelles SPSA Cobil par toutes les sociétés pétrolières malgré certaines n’entreposent pas leurs produits dans ces tanks.

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