La faim en RDC : 22 millions de personnes affectées par l’insécurité alimentaire en 2020

L’étude réalisée par la FAO (2020) a présenté les projections de ce que pourrait être l’étendue de la faim dans le monde en 2030, si les tendances de la dernière décennie, observées jusqu’à la fin de l’année dernière, devaient se poursuivre. Ladite étude met un accent particulier sur les effets de la Covid-19 sur l’exacerbation de la faim dans le monde. En effet, la pandémie de la Covid-19, qui se propage dans le monde entier, constitue clairement une grave menace pour la sécurité alimentaire étant donné qu’elle expose davantage de personnes à l’insécurité alimentaire et accélère l’augmentation prévue du nombre de personnes souffrant de la faim. De plus, l’incertitude qui plane quant à la persistance de ladite pandémie (portée et gravité) ne laisse pas présager une amélioration de la sécurité alimentaire dans le monde.

Ainsi, la Covid-19 a affecté les systèmes alimentaires et la sécurité alimentaire de multiples façons notamment à travers des chocs à la fois sur l’offre et la demande de ces systèmes.

Du côté de l’offre, la Covid-19 elle-même n’a pas nécessairement créé des pénuries alimentaires, car la production des principales cultures vivrières (blé, riz, maïs et soja) devrait restée supérieure à la moyenne en 2020. Mais la pandémie a déjà créé des perturbations tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Les mesures de confinement qui ont limité la mobilité des personnes, dans les domaines qui dépendent de la main-d’œuvre saisonnière ou migrante, n’ont pas facilité l’accès aux marchés ainsi que le transport des denrées alimentaires à la fois dans et entre les pays.

Du côté de la demande, les fermetures massives des frontières dans le monde ont entravé la capacité d’accéder à la nourriture et a créé des ralentissements dans les chaînes d’approvisionnement alimentaires.

À ce titre, il est donc difficile de se procurer de la nourriture, en particulier pour les pauvres et les groupes vulnérables.

Les pays à faible et moyen revenu sont les plus touchés car ne disposant pas des mécanismes et des fonds pour stimuler leurs économies et protéger les plus vulnérables. En conséquence, une crise économique mondiale induite par une pandémie est probable pour générer de nouvelles poches d’insécurité alimentaire, même dans des pays qui n’avaient pas besoin d’interventions auparavant.

Alors que le monde s’est engagé à mettre fin à la faim, à l’insécurité alimentaire et à toutes les formes de malnutrition, les projections réalisées par la FAO, qui prennent en compte les effets de la Covid-19, montrent qu’il n’est pas possible d’atteindre cet objectif à l’horizon 2030.

Rédaction Congo Challenge

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